Le patrimoine de la paroisse


Promeneurs, férus de patrimoine local, nous vous invitons à nous adresser, pour cette page du site Internet, quelques photos et une (courte) présentation du patrimoine local religieux de la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul.

 

Nous avons déjà mis quelques photos de l'église de la Lande-Patry ci-dessous, n'hésitez pas à nous adresser quelques éléments de présentation à leur sujet.

 

Pour cela, envoyez vos contenus par mail à vilboux.bernard(a)orange.fr (remplacer le (a) par le @)

 

En vous remerciant.

 

 


L'Abbaye de Belle-Etoile

18 septembre 2016 à Cerisy-Belle-Etoile : Rentrée paroissiale

A la découverte d'un joyau architectural...

 

Le soleil était au rendez-vous de la rentrée paroissiale qui se déroulait à la même date que la Journée du patrimoine, l'occasion de découvrir l'Abbaye de Notre-Dame de Belle Etoile, cachée dans son écrin de verdure...

 

Vous trouverez des détails sur son histoire en téléchargeant le fichier ci-dessous.

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L'église de la Lande-Patry

Pour la petite histoire : la commune de Saint Paul était initialement rattachée à La Lande-Patry. La loi du 23 avril 1853 officialisa « la sécession ».


L’église actuelle fut restaurée à l’initiative de l’abbé Burel, ancien curé de la paroisse. Les travaux commencèrent en 1877 et se terminèrent en 1879. Elle est dédiée à Notre Dame.


Le chœur remonte, selon les spécialistes, au 11éme siècle. Ce serait le plus ancien morceau d’architecture religieuse du secteur de Flers. Le raccordement du chœur à la voûte de la nouvelle église se caractérise par l’impressionnant groupe sculpté de l’Assomption de Marie.


Des statues anciennes d’art populaire ont été restaurées et placées dans l’église. Il s’agit notamment de Saint Barthélémy, patron des tanneurs. On l’invoquait contre la lèpre. On avait recours à Sainte Marguerite pour les femmes enceintes. Saint Laurent était invoqué contre le « feu », d’où « le feu Saint Laurent » et pour un certain nombre d’affections cutanées, quand elles sont accompagnées de sensation de brûlure. Son culte remonte aux origines du prieuré.

On invoque aussi Saint Armel. L’importance du culte se mesure à la place qu’il tient dans la disposition de l’église : une des deux chapelles lui est consacrée. Il y a son reliquaire. Sa grande statue moderne, en plâtre peint, domine l’autel. On remarque deux reliefs : d’un côté un infirme avec ses béquilles, de l’autre un enfant qui tarde à marcher, tenu par sa mère. On vient en effet invoquer Saint Armel pour les troubles de la marche aussi bien pour un enfant retardé dans son développement moteur que pour un adulte atteint d’une affection locomotrice,…. sans oublier les rhumatismes ou la goutte !


Une des originalités de l’église, c’est d’y admirer une bannière, la bannière des Trinitaires, une des plus anciennes de notre pays. Cette bannière est celle des Trinitaires, ordre fondé à la fin du 12ème siècle par Jean de Matha et Félix de Valois, pour le rachat des captifs, victimes des pirates « barbaresques ». La Lande-Patry a été le siège d’une confrérie paroissiale de Trinitaires, qui doit remonter aux années 1620. La bannière est un véritable document iconographique sur l’ordre des Trinitaires. Cet ordre peut nous faire penser, de nos jours, à l’association Acat ( Action des chrétiens pour l’abolition de la torture).


Près de l’église, se trouvent deux ifs dont l’un mesure 11 mètres et l’autre 12 mètres de circonférence. Les troncs étant caverneux, ils servaient de salon de coiffure, le dimanche. En attendant leur tour, les clients écoutaient la messe, la porte de l’église étant grande ouverte. Par la suite, aux Fête-Dieu, un reposoir y était dressé.


La Chapelle du Chêne à Caligny

Le culte de Notre-Dame du Chêne a débuté en 1780. Un boiteux du village, monsieur Radiguet, qui se déplaçait à l’aide de béquilles, entreprit un pèlerinage à N-D de la Délivrande. Il en revint guéri.

A son retour, il plaça une statue de le Vierge dans un chêne près de sa maison. Un petit sanctuaire fut construit par la famille, la dévotion mariale se développait. En 1851, elle fut cédée à la paroisse, le prêtre eut l’autorisation de son évêque d’y célébrer les Rogations.


En 1893, l’Abbé Brochard décida de remplacer le sanctuaire délabré par une chapelle neuve, il en assura le gros œuvre en recourant à une souscription et laissa l’achèvement à plus tard. Elle fût bénie le 8 septembre 1911. Cette chapelle a été pendant très longtemps le cadre de pèlerinages intercommunaux au mois de mai. Aujourd’hui encore de nombreuses personnes viennent y confier les enfants qui tardent à marcher, ainsi que des plus grands qui ont des difficultés de marche, à voir de nombreux ex-vétos. Une messe y est toujours célébrée pendant le mois de mai.
A son chevet repose le corps d’un aviateur anglais, dont l’avion de chasse s’était écrasé dans les champs environnent  le 5 aoùt 1944.

 

Notes de l’Abbé Claude Michel Martin «Caligny,  mille ans d’histoire paroissiale  ».

Le 27 mai au soir, une vingtaine de personnes ont perpétué la vénération de la Vierge de la Chapelle du chêne.


L'église de Landisacq

Landisacq a d’abord été une paroisse qui appartenait au diocèse de Bayeux avant d’être une municipalité en 1788.

Son église a été construite en granit de Landisacq, ce granit si particulier tacheté de fer, extrait des carrières du Mont Crépin.
Cette pierre a été abandonnée, pour la construction, en 1945 car elle a une tendance à « rouiller ». Certaines rues pavées parisiennes en conservent encore quelques-unes.
L’église actuelle, de forme rectangulaire, aurait eu quelques travaux d’amélioration si on se fie à la date de 1836 gravée dans la pierre.

Elle est dédiée à Saint Etienne, diacre et premier martyr, vivant au 1er siècle.

- Le tableau du martyre de saint Etienne est une copie du 19ème du tableau que Charles Le Brun peignit en 1651 et qui se trouve dans la chapelle Saint Eloi de Notre-Dame de Paris. Le tableau de Landisacq a été restauré en 2010 par Annie Legrand.

- le maître-autel date du tout début du XIXème siècle.

- le chemin de croix en stuc peint a été placé en 1908, il est de Rouillard, statuaire à Angers.

Ses fenêtres, cintrées de granit, ont été géminées en pierre blanche ce qui donne une lumière douce et propice au recueillement et à la méditation.

On peut aussi admirer une très belle statue de Notre-Dame des Victoires qui couronne le maître-autel.
A signaler également quelques pierres tombales dont l’une date de 1596, surmontée d’une fleur de lys, elle appartient à une vieille famille locale.

Le clocher, en bois, de style alsacien, date de 1929. C’est l’abbé Berthout, qui en a fait lui-même les plans. Cela n’a pas plu aux carriers qui l’ont attaqué au tribunal, car ils le voulaient en pierre, mais l’abbé, une forte personnalité, s’est défendu sans avocat et a gagné son procès. Suite à un incendie dû à la foudre, il a été refait à l’identique en 1998. Il est couvert de plus de 3000 ardoises ! La nuit on l’aperçoit de loin car maintenant il est illuminé.

Près de l’église on peut se recueillir devant une petite grotte rappelant celle de Lourdes. Au pied de la Vierge se trouve une pierre en souvenir des carriers.